Dans les cinq premières années de sa vie, votre enfant a assuré le concept de soi à travers le miroir d’un seul monde, celui de sa famille. Dorénavant, il le consolidera davantage à travers le miroir du monde de l’école.

Le but de l’école est d’enseigner aux enfants les connaissances et aptitudes qui leur permettront de se comporter plus tard en adultes responsables. L’école a un rôle essentiellement social. Pour votre enfant, c’est la première fois qu’on va l’évaluer ou le juger en fonction de ses résultats, sur son seul mérite. Puisqu’on va le juger en fonction de sa réussite, il est essentiel qu’il sente que votre amour pour lui ne dépend pas de ses bulletins de notes ou de son classement. Plus que jamais il a besoin de savoir que vous l’aimez seulement pour lui. Il faut qu’il sache qu’il n’y a aucun rapport entre votre amour et ses résultats à l’école ou ailleurs.

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La tension des premières années

Beaucoup de parents ne se rendent pas compte de la tension qu’éprouve un jeune enfant dans ses débuts à l’école primaire. Pour lui, c’est une expérience nouvelle et assez redoutable. Elle l’est doublement s’il n’a pas fréquenté un jardin d’enfants ou une école maternelle auparavant. Tous ceux qui ont été témoins du choc affectif ressenti par les élèves du cours préparatoire qui n’ont jamais été longtemps séparés de leur mère, comprendront quel bouleversement le monde de l’école représente.

Même si votre enfant a fréquenté l’école maternelle, ces débuts à la grande école représentent une épreuve nouvelle. L’école maternelle et le jardin d’enfants ne sont pas des lieux d’étude formelle. L’enfant apprend au moyen de jeux détendus.

A l’école primaire, l’enfant va apprendre par des symboles abstraits plutôt que des expériences concrètes. Pour beaucoup en effet, l’école primaire signifie l’apprentissage de la lecture.

L’enfant apprendra vite que son institutrice est très différente de sa mère. Elle n’est pas là pour satisfaire tous ses plaisirs. Elle peut ignorer ses besoins personnels, surtout dans une classe do 25 ou 30 enfants. Il ne peut plus user de son charme ou des ruses, qui marchaient si bien à la maison, pour échapper au règlement du monde de l’école. Alors qu’à la maison les règles sont élastiques, elles sont assez rigides à l’école pour pouvoir supporter les assauts d’une classe entière.

Le choc affectif

Il faut donc admettre que l’entrée à l’école primaire entraîne un grand choc affectif chez l’enfant. Une partie de lui-même souhaite être cet écolier plus mûr et plus indépendant. Mais il y a en lui une autre partie qui souhaite demeurer le petit enfant dépendant, dont la maman s’occupe à la maison. Soyez compréhensif lorsque votre enfant cherche inconsciemment à éviter d’aller à l’école. Il se plaindra peut-être d’avoir mal aux jambes, au ventre, à la tête ou de tout autre malaise qui lui permettrait de rester à la maison.

Après quelques semaines, quand il se sentira plus à l’aise, les malaises disparaîtront sans doute. Mais si votre enfant a une véritable phobie de l’école et s’il a de véritables crises de larmes à l’idée d’y aller le matin; il faudra peut-être que vous consultiez un psychologue ou un psychiatre. Dans la plupart des cas, la phobie de l’école n’est pas seulement la crainte de l’école. Mais la crainte d’être séparé de sa mère et le désarroi qui s’ensuit.

Aider votre enfant face au monde de l’école

Maintenant qu’il a dominé le choc affectif de l’entrée à l’école, il faut que vous sachiez ce qu’il va apprendre. C’est essentiel que vous soyez conscient qu’il se passe quelque chose à l’école qui ne s’était jamais produit quand vous étiez élève. Les programmes scolaires changent à un rythme accéléré. Cela veut dire que vous ne pouvez plus vous fier à votre propre expérience pour aider votre enfant. Pour vous maintenir au courant, vous devrez sans doute suivre un cours de recyclage. Alors seulement vous pourrez communiquer vraiment avec votre enfant à propos de ce qu’il apprend. Les ouvrages spécialisés vous donneront des généralités de l’école primaire. Mais votre enfant est un certain élève particulier dans une certaine école avec un certain maître. Il est donc très important que vous connaissiez bien son monde de l’école.

Un des moyens les plus sûrs d’aider votre enfant est d’être en termes amicaux avec ses maîtres. Ayez avec eux des rapports courtois. Si vous prenez le temps d’avoir des relations amicales avec ses maîtres; il est simplement humain que ceux-ci accordent plus d’attention à votre enfant dans une classe de 30 élèves. L’instituteur ou l’institutrice trouveront en vous un allié pour l’éduquer. Ils comprendront que vous êtes engagés dans la même tâche.

Supposons maintenant que vous avez de bonnes raisons de penser que votre enfant a une institutrice incompétente et névrosée. Il faut honnêtement reconnaître que cela se produit quelquefois. Si elle est névrosée, ne laissez pas votre enfant entre ses mains. Soyez sûr des faits et adressez-vous au directeur ou à l’inspecteur. Veillez à ce que votre enfant change de classe. Rappelez-vous que vous payez des impôts si votre enfant fréquente une école publique. S’il s’agit d’une école libre, vous payez chaque trimestre.

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